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Explications · 9 min de lecture

Le vocabulaire du scrapbooking expliqué, des brads au vellum

LO, chipboard, fussy cutting, quick page : quand on se met au scrap, on bute sur des mots anglais. Voici les principaux, expliqués simplement.

Matériel de scrapbooking sur fond gris : dentelle, washi tape, strass dans une boîte et carte rose ornée de roses
Photo: Victoria Emerson · Pexels

Tu regardes une vidéo, tu lis un blog ou tu feuillettes un magazine, et soudain il est question d’une LO avec du vellum, des fussy cut flowers et quelques enamel dots. Le scrapbooking a pris son essor aux États-Unis, et son vocabulaire est resté anglais, même aux Pays-Bas. Ce n’est pas grave, tant que tu sais ce que ça veut dire. Voici les mots que tu croiseras le plus souvent, classés par catégorie.

Les pages : layout, LO et spread

Un layout, c’est une page de scrapbook terminée : papier de fond, photos, décorations et texte réunis. Les scrappeuses l’abrègent souvent en LO. Quand quelqu’un écrit avoir fait « trois LO » cette semaine, il s’agit donc de trois pages.

Un spread, c’est une double page : la page de gauche et celle de droite, côte à côte quand tu ouvres l’album, pensées comme un seul ensemble. On entend aussi two-page layout ou double layout. En français, on dit tout simplement double page.

La différence compte quand tu prépares ta page. Sur une page simple, la page de droite n’a pas besoin d’avoir de lien avec celle de gauche. Sur un spread, tu fais passer des couleurs, un titre ou une bande de papier par-dessus la pliure, pour guider le regard de gauche à droite.

Deux mots que tu verras souvent dans ce contexte :

  • Journaling : tout le texte que tu écris sur une page, d’une simple date à une histoire entière.
  • Sketch : un croquis simple de mise en page, avec des cases pour les photos, le titre et le texte, qui te sert de point de départ.

Papier et carton : cardstock, vellum, chipboard et ephemera

Le cardstock est un papier uni et rigide, plus épais que le papier d’imprimante. C’est la base de nombreuses pages : en fond, en cadre derrière une photo ou pour découper. Tu en trouves dans toutes les couleurs et tous les grammages. À côté du cardstock, il existe le papier imprimé (patterned paper) : un papier avec un motif, parfois différent de chaque côté.

Le format standard dans le monde du scrap est de 30,5 × 30,5 cm, soit 12 × 12 pouces en anglais. Les blocs plus petits de 15 × 15 cm (6 × 6 pouces) sont aussi courants.

Le vellum est un papier translucide, proche du papier calque. On devine le fond à travers, ce qui lui donne un aspect doux et léger. Il existe uni, coloré et imprimé. Les scrappeuses s’en servent pour des petits nuages, des mini-enveloppes, une couche derrière une photo ou un texte posé sur un motif. Attention à la colle liquide : elle se voit par transparence. De petits morceaux d’adhésif double face sous une décoration, ou un brad, donnent un résultat plus propre.

Le chipboard est un carton épais et compressé. En boutique, le mot désigne surtout des formes, des lettres ou des cadres prédécoupés dans ce carton, souvent imprimés ou recouverts d’un vernis brillant. Ils apportent du relief sans créer une grosse bosse. Ceux qui fabriquent leurs propres albums utilisent aussi le chipboard gris comme couverture rigide.

À l’origine, les ephemera, c’est tout ce qui était destiné à être jeté : billets, tickets de caisse, étiquettes, timbres, un plan. Sur ta page, ces objets racontent l’histoire avec toi. En boutique et dans l’univers des junk journals, ephemera désigne aussi de petits morceaux de papier prédécoupés, avec des cartes, des étiquettes et de vieux textes, qui accompagnent une collection.

Les petites décorations : brads, eyelets et enamel dots

Tout ce que tu poses sur une page pour la décorer s’appelle un embellishment. Trois petites catégories ont leur propre nom.

Les brads sont des attaches parisiennes : une petite tête avec deux pattes en dessous. Tu perces un trou, tu passes les pattes à travers et tu les rabats à plat au dos. Tu peux ainsi fixer du papier sans colle, ou ajouter un petit point décoratif. En utilisant un brad comme pivot, tu peux aussi faire tourner un élément, comme une roue ou un rabat.

Les eyelets sont de petits œillets en métal, comme les trous d’une chaussure. Tu les poses avec un pose-œillet et un marteau, ou avec une pince spéciale qui perce le trou et sertit l’œillet. Ils renforcent le trou d’une étiquette, pour que la ficelle ne la déchire pas. Tu peux aussi y faire passer du ruban ou de la ficelle, ou en garnir toute une bordure, dans différentes couleurs et tailles. Les eyelets ont été très à la mode pendant un temps, puis un peu moins, alors beaucoup de scrappeuses en ont encore une boîte qui traîne.

Les enamel dots sont de petits points plats et brillants, de toutes les couleurs, avec un adhésif au dos. Tu les places en accent autour d’une photo ou d’un titre, souvent par groupes de trois. Ils sont pratiques pour rappeler une couleur de ton papier ailleurs sur la page.

Découper et encadrer : die cuts, fussy cutting et matting

Un die cut est une forme prédécoupée. Ce peut être une petite forme en papier toute prête, sortie d’un sachet, mais le mot désigne aussi ce que tu découpes toi-même avec une matrice en métal (un die) dans une machine de découpe, ou avec une machine de découpe électronique. Les fleurs, les cadres, les lettres et les étiquettes sont les plus connus.

Le fussy cutting consiste à découper à la main, généralement avec de petits ciseaux bien pointus, un motif imprimé sur du papier. Tu découpes par exemple une fleur, un petit oiseau ou un mot dans un papier imprimé et tu le poses seul sur ta page. Ça demande un peu de patience, mais tu tires ainsi davantage d’une feuille que tu aimes. On le voit parfois écrit fuzzy cutting. De petits ciseaux à pointe fine facilitent beaucoup la tâche, et une machine de découpe avec fonction scan peut prendre le relais pour les toutes petites formes.

Le matting consiste à coller une photo ou un morceau de texte sur un morceau de cardstock ou de papier un peu plus grand, pour créer une bordure tout autour. Cette bordure fait office de cadre et détache la photo d’un fond chargé. Quelques millimètres à un centimètre de bordure suffisent généralement. Le mot voisin mounting veut simplement dire fixer quelque chose sur du papier.

Ensemble et en boutique : crop, kit et design team

Une crop est une rencontre où des scrappeuses travaillent ensemble, chacune sur ses propres pages, à la maison, en boutique ou dans une salle. Chacune apporte son matériel. Une crop d’une journée ou d’un week-end s’appelle aussi crop day. Aux Pays-Bas, on parlerait d’un après-midi scrap.

Pour compliquer les choses, crop veut aussi dire autre chose : recadrer une photo pour supprimer l’arrière-plan inutile. Le contexte indique généralement de quel sens il s’agit. Sois prudente avec le recadrage de photos anciennes ou uniques : un tirage que tu as coupé ne redeviendra jamais entier.

Un kit est un ensemble de matériel assorti : papiers, stickers, die cuts et autres petites choses autour d’un même thème ou d’une même collection. Il existe des kits à l’unité et des kits que tu reçois chaque mois. Pour débuter, un kit est un moyen simple de se lancer, car les couleurs vont déjà bien ensemble.

Une design team est un groupe de scrappeuses qui réalisent des pages et des cartes avec du nouveau matériel pour une marque ou une boutique, pour montrer aux autres ce qu’on peut en faire. C’est de là que vient une grande partie de l’inspiration en ligne. Tu verras aussi régulièrement des challenges : un défi autour d’un thème ou d’un sketch, auquel les scrappeuses répondent avec leur propre page.

Un mot qui revient souvent dans ce contexte : scraplift, c’est-à-dire reprendre la page de quelqu’un d’autre à ta façon. L’usage veut qu’on indique alors d’où vient l’idée.

Les termes du digital : quick page, template et overlay

En scrapbooking digital, tu crées ta page sur ordinateur ou tablette, avec du papier et des décorations numériques. Quelques mots y reviennent sans cesse.

Une quick page est une page toute prête, où tous les papiers et décorations sont déjà assemblés. Il ne reste que des espaces vides pour tes photos. Tu places tes photos dessous ou dedans, tu ajoutes éventuellement du texte, et c’est fini. Idéal quand tu as peu de temps, mais tu ne peux pas changer grand-chose.

Un template est un fichier composé de calques séparés aux formes fixes : un rectangle pour une photo, une bande pour du papier, une case pour du texte. Tu glisses tes propres photos et papiers dans ces formes : la mise en page tient, mais le contenu est entièrement à toi. C’est l’équivalent numérique d’un sketch, déjà découpé sur mesure.

Un overlay est un calque que tu poses par-dessus ta page, souvent avec un fond transparent. Pense à un motif façon tampon, des éclaboussures, un cadre, un texte ou une texture de tissu ou de papier. Tu peux en modifier la couleur et l’opacité pour qu’il s’accorde avec le reste.

D’autres mots que tu croiseras : un kit (en digital aussi, un ensemble assorti), un freebie (quelque chose à télécharger gratuitement) et un printable (un fichier à imprimer toi-même pour l’utiliser sur papier). Quand on mélange digital et papier, on parle de scrap hybride.

Quelques mots souvent mal compris

  • Acid-free veut dire sans acide. Ça indique combien de temps le papier et la colle restent en bon état, et si tes photos risquent de jaunir à leur contact.
  • Le washi tape est un ruban adhésif en papier, fin, imprimé et facile à déchirer, pour décorer et fixer des éléments légers.
  • Le distressing consiste à vieillir volontairement le papier pour lui donner un aspect usé, avec de l’encre, du papier de verre ou en abîmant les bords.
  • Un shaker est une petite fenêtre avec une couche transparente derrière laquelle des paillettes ou des perles bougent librement.

Pas besoin d’apprendre cette liste par cœur. Garde-la à côté de toi quand tu suis un tuto, et après quelques pages, tu te surprendras à parler toi aussi de ta LO et de ta pile de cardstock.

Questions sur ce sujet

C’est quoi un layout ou une LO en scrapbooking ?

Un layout, souvent abrégé en LO, est une page de scrapbook terminée, avec papier de fond, photos, décorations et texte. Un spread est une double page pensée comme un seul ensemble.

Quelle différence entre cardstock, vellum et chipboard ?

Le cardstock est un papier uni et rigide, souvent utilisé en fond. Le vellum est un papier translucide, proche du papier calque, et le chipboard est un carton épais et compressé dans lequel on découpe souvent des formes et des lettres.

C’est quoi une crop en scrapbooking ?

Une crop est une rencontre où des scrappeuses travaillent ensemble, chacune sur ses propres pages, à la maison, en boutique ou dans une salle. Crop peut aussi vouloir dire recadrer une photo.

C’est quoi une quick page en scrapbooking digital ?

Une quick page est une page toute prête où papiers et décorations sont déjà assemblés, avec des espaces vides pour tes photos. Tu ne peux pas changer grand-chose, mais c’est rapide.

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