Aller au contenu
Tous les articles
Explications · 8 min de lecture

Qu’est-ce que le scrapbooking, et quel style est fait pour toi

D’un album 30 x 30 à un junk journal plein de vieilles enveloppes : ce qu’est le scrapbooking, d’où vient le mot et quel style te correspond.

Album à spirale ouvert avec de petites photos sur des pages crème, sur une table en bois à côté de lunettes de soleil et d’un verre
Photo: Squared one · Pexels

Un scrapbook est un livre dans lequel tu gardes des photos et de petits souvenirs, avec quelques mots et un peu de décoration autour. Ça paraît simple, et ça l’est. Pourtant, il existe aujourd’hui tellement de styles qu’on a du mal à s’y retrouver. Ici, tu découvres ce qu’est le scrapbooking, comment fonctionnent les différents styles et lequel est fait pour toi.

Ce qu’est le scrapbooking

Le scrapbooking, c’est fabriquer un livre où des souvenirs se rassemblent. Le plus souvent, les photos sont au centre, accompagnées d’objets que tu as gardés et de quelques phrases sur ce qui s’est passé. Chaque page forme un petit tout : tu choisis les photos, le papier et la déco pour qu’ensemble, ils racontent un seul moment.

Il n’y a pas de règles fixes. Un livre peut être sobre et épuré, avec beaucoup de blanc et une seule grande photo. Un autre déborde de couches de papier, de tampons et d’autocollants. Dans les deux cas, c’est du scrapbooking.

D’où vient le mot

En anglais, scrap veut dire bout, reste ou coupure. Un scrapbook est donc littéralement un livre de coupures. En néerlandais, on a longtemps parlé tout simplement de plakboek, un « livre à coller ».

Ces livres existent depuis des siècles. On y collait des coupures de journaux, des lettres, des poèmes, des recettes et des billets d’entrée, souvent pour conserver des informations. Quand la photo est devenue accessible aux familles ordinaires, vers la fin du XIXe siècle, ces livres se sont peu à peu tournés vers les souvenirs personnels.

Le scrapbooking tel qu’on le connaît aujourd’hui, avec du papier spécial, des autocollants et des albums, est apparu dans les années 1980 aux États-Unis. Il y est devenu un loisir très répandu dans les années 1990. D’où les nombreux termes anglais. Quand on parle de scrapbooking aujourd’hui, on pense le plus souvent à ce livre décoré rempli de photos, et non à un classeur d’articles de presse.

Ce que tu y mets

Les photos sont souvent la base, mais tout n’a pas besoin d’être une photo. Pense par exemple à :

  • des billets de concert, de musée ou de train
  • des cartes postales, des cartes de vœux et des petits mots
  • un menu, un bout de plan ou une étiquette
  • des dessins d’enfants, et des phrases qu’ils ont dites mot pour mot
  • une petite fleur ou une feuille séchée
  • ton propre texte, le journaling : ce que tu écris à côté des photos

Autour, tu utilises du papier et des embellissements, le mot qui regroupe tout ce qui sert à décorer une page : autocollants, tampons, washi tape, boutons, ruban. Le papier est en général du cardstock (papier épais et uni) et du papier imprimé à motifs.

Note toujours la date, le lieu et les prénoms. Ce qui te paraît évident aujourd’hui, tu l’auras oublié dans dix ans. Une page sobre avec ces informations vaudra plus tard davantage qu’une page superbe sans elles. Et évite de coller toi-même de vieilles coupures de journaux : le papier journal jaunit et devient cassant. Une copie sur papier sans acide fera tout aussi bien l’affaire.

Pour qui tu le fais

La plupart des scrappeurs font leurs livres pour eux-mêmes et leur famille. Une année avec les enfants, des travaux dans la maison, les premiers mois avec un chien. C’est une façon de garder ta propre histoire, aussi pour ceux qui la liront plus tard.

Un scrapbook est aussi un beau cadeau, par exemple pour un mariage, un départ ou un anniversaire. Certains réalisent un livre de famille avec de vieilles photos des grands-parents, pour que les histoires ne se perdent pas.

Et soyons honnêtes : beaucoup de scrappeurs le font surtout pour le plaisir de créer. Une soirée à table avec du papier et des ciseaux, le souvenir qui revient pendant qu’on s’active. Ce plaisir compte tout autant que le livre qui en reste.

La différence avec un album photo

Dans un album photo classique, tu glisses les photos les unes après les autres, avec tout au plus une date. L’album conserve des images.

Un scrapbook raconte l’histoire derrière ces images. Tu ne prends pas les quarante photos d’un anniversaire, mais trois qui disent tout, avec l’invitation à côté et quelques phrases sur qui était là et ce qui s’est passé. Tu réfléchis à l’allure de la page. Résultat : en le feuilletant plus tard, tu ne vois pas seulement ce qui s’est passé, mais aussi ce que tu as ressenti.

Un livre photo que tu fais imprimer se situe un peu entre les deux : les photos sont choisies et mises en page, mais sans le côté tangible du papier et des petites choses gardées.

L’album classique

C’est à lui que la plupart des gens pensent. Les pages de 30,5 x 30,5 cm (12 x 12 pouces) sont la norme, et c’est dans ce format qu’on trouve le plus de papier. Les albums carrés plus petits, d’environ 20 x 20 cm (8 x 8 pouces), sont aussi courants, tout comme le A4.

Tu travailles par page, ou layout : la composition d’une seule page. Deux pages côte à côte forment une double page. Les pages vont souvent dans des pochettes plastiques, dans un classeur à anneaux ou un album à vis. Avec un classeur à anneaux, il y a un bel écart au milieu de ta double page ; avec un album à vis, les pages se touchent presque.

Le mini-album

Un mini-album est petit, souvent autour de 15 x 15 cm (6 x 6 pouces) ou moins, et porte en général sur un seul thème : un week-end, un été, une amitié. On y trouve souvent des rabats, de petites enveloppes et des cartes à tirer.

L’avantage, c’est que tu arrives vraiment à le terminer. C’est donc un bon premier pas, et un joli cadeau.

Le pocket scrapbooking

Ici, tu travailles avec des pochettes plastiques divisées en compartiments. Dans chaque case, tu glisses une photo ou une carte avec du texte, souvent dans des formats d’environ 10 x 15 cm et 7,5 x 10 cm. Il y a peu à découper et à coller, donc ça va vite. Le système le plus connu s’appelle Project Life.

Ce style plaît aux personnes qui veulent garder une trace du quotidien, semaine après semaine ou mois après mois, sans concevoir chaque page de A à Z.

Le junk journal

Un junk journal se fabrique généralement soi-même, avec du papier qui aurait sinon fini à la poubelle : vieilles enveloppes, pages de livres mis au rebut, emballages, tickets de caisse, sachets de thé. Le livre est plein de couches, de pochettes, d’étiquettes et de cartes glissées, souvent avec un aspect un peu usé et vintage.

Les photos sont permises, mais pas obligatoires. Un junk journal, c’est tout autant collectionner, relier et profiter du plaisir d’un papier qui a un passé.

L’art journal

Un art journal est une sorte de journal intime visuel. Tu travailles avec de la peinture, du gesso (une sous-couche), du collage, des pochoirs, des tampons et du texte. Il s’agit moins de garder des souvenirs que d’exprimer ce que tu penses ou ressens. Le fait de créer compte plus que le résultat.

Comme on utilise des matières humides, il te faut un papier épais qui ne gondole pas. L’art journaling glisse naturellement vers le mixed media, où l’on mélange toutes sortes de matériaux.

Numérique et hybride

Avec le scrapbooking numérique, tu crées tes pages sur ordinateur ou tablette. Le papier, les autocollants et les autres décorations sont alors des fichiers image que tu peux déplacer, découper et agrandir à l’infini. Pas de désordre sur la table, pas besoin de place sur une étagère, et tu peux ensuite faire imprimer tes pages ou en faire un livre photo.

Le scrapbooking hybride combine les deux. Tu crées par exemple un titre ou une carte sur ordinateur, tu l’imprimes et tu le colles sur une page en papier.

Le scrapbooking est-il encore populaire ?

Au tournant du siècle, le scrapbooking faisait fureur aux États-Unis, avec ses propres boutiques, salons et magazines. Quand les photos sont devenues numériques et sont restées dans les téléphones, l’engouement s’est calmé.

Il n’a pas disparu, il a changé de forme. Junk journals, art journals, albums à pochettes et agendas décorés attirent de nouvelles personnes, et la papeterie venue notamment du Japon compte beaucoup d’adeptes. Beaucoup de gens ont des milliers de photos sur leur téléphone qu’ils regardent rarement. En imprimer quelques-unes et en faire une page, ça redevient justement quelque chose de spécial.

Quel style est fait pour toi ?

Il n’y a pas de meilleur style, mais il y a un style qui correspond à ta vie. Quelques pistes :

  • Peu de temps, mais envie de garder une trace du quotidien : le pocket scrapbooking.
  • Tu aimes le papier et prendre ton temps sur une grande page : l’album classique.
  • Tu veux d’abord terminer quelque chose, ou tu cherches un cadeau : un mini-album.
  • Tu gardes tout et tu aimes un style usé, en couches : un junk journal.
  • Tu veux surtout créer librement avec la peinture et l’image : un art journal.
  • Peu de place, ou tu préfères travailler sur écran : le numérique ou l’hybride.

Tu n’as pas à choisir pour toujours. Beaucoup de scrappeurs ont un album sur l’étagère, un mini-album pour les vacances et un journal pour les moments entre deux. Commence avec ce que tu as déjà, choisis un moment et fais-en une page.

Questions sur ce sujet

Qu’est-ce que le scrapbooking ?

Le scrapbooking, c’est créer un livre où tu rassembles des photos, de petites choses gardées et quelques phrases à toi. Chaque page forme un petit tout qui raconte un moment.

Quelle est la différence entre un scrapbook et un album photo ?

Dans un album photo, tu glisses les photos les unes après les autres. Un scrapbook raconte l’histoire derrière : tu choisis quelques photos, tu ajoutes des petites choses gardées et du texte, et tu composes la page.

Quels sont les différents types de scrapbooking ?

Les plus connus sont l’album classique, le mini-album, le pocket scrapbooking, le junk journal, l’art journal et le scrapbooking numérique ou hybride.

D’où vient le mot scrapbook ?

En anglais, scrap veut dire bout ou coupure : un scrapbook est donc littéralement un livre de coupures. En néerlandais, on a longtemps parlé de plakboek.

À lire aussi