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Explications · 8 min de lecture

Pocket scrapbooking et Project Life : comment ça marche

Glisser des photos et des cartes dans des pochettes au lieu de découper et coller. Ce qu'est le pocket scrapbooking, comment fonctionnent les formats et si c'est fait pour toi.

Deux mains feuillettent une petite pile de papiers et de tirages photo, sur fond de pull sombre
Photo: https://kaboompics.com/ · Pexels

Tu as des centaines de photos sur ton téléphone et une pile de papier que tu aimerais bien utiliser, mais passer toute une soirée sur une seule page, ce n'est pas possible. Le pocket scrapbooking est peut-être fait pour toi. Tu glisses des photos et des cartes dans des pochettes transparentes à cases fixes, tu écris quelques phrases à côté, et ta page est prête.

Ce qu'est le pocket scrapbooking

Avec le pocket scrapbooking, qu'on appelle aussi pocket pages, tu travailles avec des pochettes. Ce sont des pochettes en plastique pour classeur à anneaux, divisées en cases, un peu comme un classeur pour cartes de collection. Dans chaque case, tu mets une photo, une carte de journaling ou un souvenir, comme un ticket de cinéma.

Le nom le plus connu est Project Life. Becky Higgins a imaginé ce système parce que le scrapbooking classique lui prenait trop de temps. L'idée : la mise en page est déjà fixée, donc tu n'as pas à réfléchir à l'endroit où va chaque chose. Aujourd'hui, beaucoup de marques fabriquent des pochettes et des cartes, et on utilise souvent Project Life comme nom générique pour toute la méthode.

À la base, il te faut quatre choses : des photos, des cartes, des pochettes et un album. La déco, c'est du bonus.

Pochettes et cartes de journaling

Les pochettes existent dans des dizaines de configurations. Une configuration courante pour un album de 30,5 x 30,5 cm (12 x 12 pouces) compte huit cases : quatre cases à l'horizontale de 10 x 15 cm (4 x 6 pouces), deux en haut et deux en bas, et au milieu quatre cases à la verticale de 7,6 x 10,2 cm (3 x 4 pouces). Il existe aussi des pochettes avec uniquement des cases carrées, avec des bandes étroites ou avec une seule grande case.

Les cartes de journaling sont de petites cartes cartonnées qui font exactement ces dimensions. Certaines ont un motif ou un mot imprimé, d'autres des lignes pour écrire. Tu t'en sers pour placer du texte, mais aussi comme zone calme entre des photos très chargées. On les vend en kits aux couleurs assorties, mais tu peux tout aussi bien les faire toi-même avec des chutes de cardstock (du carton uni et rigide) et de papier imprimé.

Fais attention à la matière des pochettes. Le polypropylène, le polyéthylène et le polyester (Mylar) ne risquent rien pour les photos. Mieux vaut éviter les pochettes en PVC : avec le temps, elles peuvent abîmer tes photos.

Pourquoi ça va plus vite

Pour un layout classique (une page mise en page), tu choisis le papier, tu recoupes les photos, tu cherches un titre et tu colles tout, couche par couche. Avec les pocket pages, la plus grande partie de ces étapes disparaît. Une photo de 10 x 15 cm est le tirage standard chez presque tous les services photo, et elle rentre dans la case sans découpe. Tu n'as presque pas besoin de colle.

C'est aussi très indulgent. Une carte ne te plaît finalement pas à côté de cette photo ? Tu la retires et tu en essaies une autre. Rien n'est fixé.

Ce qui rend la méthode rapide, c'est surtout la répétition. Utilise chaque semaine le même type de carte pour la date ou le titre, et garde un ordre fixe : les photos dans les grandes cases, le texte dans les petites. Comme ça, tu n'as pas à réinventer à chaque fois à quoi doit ressembler une page, et l'album forme un tout quand tu le feuillettes.

Un avertissement : ça peut aussi devenir long. Si tu veux des stickers, des tampons et des couches dans chaque case, tu passes vite autant de temps par page que pour un layout classique. C'est permis, mais sache que la rapidité vient de la simplicité.

Par semaine, par mois ou par événement

L'idée d'origine, c'est une double page par semaine. Deux pochettes côte à côte, sept jours, et chaque jour une photo ou une carte. Ça donne un joli rythme et ça marche bien pour garder une trace de la vie de tous les jours : ce que ton enfant a dit au petit-déjeuner, la nouvelle recette, le dimanche pluvieux.

Mais une semaine, ce n'est pas tenable pour tout le monde, loin de là. Beaucoup de scrappeuses commencent avec enthousiasme en janvier et ont pris du retard en mars. C'est pourquoi beaucoup passent à un rythme mensuel : une ou deux doubles pages par mois, avec les plus belles photos et les histoires qui sont restées. Tu as alors moins besoin de photographier et plus de marge pour choisir.

Une troisième façon de faire, c'est par événement : des vacances, un anniversaire ou un déménagement ont droit à leur propre série de pochettes. Un petit album pocket est aussi idéal pour un court voyage. Tu le termines en une soirée, et son format est pratique à emporter à l'anniversaire de ta mère.

Quel que soit ton choix, quelques astuces aident :

  • Tiens un agenda ou des notes sur ce qui s'est passé. Plus tard, tu ne t'en souviendras vraiment plus.
  • Range les tickets, les reçus et les dessins par semaine ou par mois dans une enveloppe ou une pochette, pour que tout soit prêt.
  • Commande tes photos à intervalles fixes, par exemple chaque mois.
  • Commence par la semaine ou le mois en cours, pas par deux ans de retard.

Quels formats vont ensemble

La plupart des systèmes tournent autour des deux mêmes dimensions : 10 x 15 cm et 7,6 x 10,2 cm. Une carte de 10 x 15 cm s'utilise à la verticale ou à l'horizontale, comme une photo. Deux cartes de 7,6 x 10,2 cm côte à côte ont ensemble la même taille qu'une carte de 10 x 15 cm, donc tu peux facilement intervertir.

Il existe trois formats d'album courants :

  • 30,5 x 30,5 cm (12 x 12 pouces) : le grand classique, avec le plus de place par page.
  • 23 x 30,5 cm (9 x 12 pouces) : un peu plus étroit, avec des cases aux mêmes dimensions.
  • 15 x 20 cm (6 x 8 pouces) : petit et vite rempli, pratique pour un projet mensuel ou un album sur un seul thème.

Achète les pochettes et l'album du même système, ou vérifie le nombre d'anneaux et l'écart entre les trous. Toutes les pochettes ne vont pas dans tous les classeurs.

Tu peux aussi jouer avec les formats dans un même album. Une pochette plus petite entre deux grandes, par exemple une bande de 15 x 30,5 cm, s'appelle un insert. Elle te permet de donner sa place à une journée spéciale ou à une histoire plus longue, sans perturber ton rythme hebdomadaire. Varie les dimensions, et le feuilletage reste plein de surprises.

Tu as plus de photos que de cases ? Fais imprimer deux petites photos ensemble sur un seul tirage de 10 x 15 cm, ou fais un collage de six photos sur un seul tirage. Tu peux aussi faire un rabat : une carte qui se déplie, avec une photo en plus derrière.

Les semaines sans photos

Il y en aura, et ce n'est pas un problème. Quelques possibilités :

  • Fais d'une semaine calme une semaine de texte. Écris ce que tu as fait, ce que tu as lu, ce que tu as mangé. Une page presque uniquement faite de mots est souvent, plus tard, la plus agréable à relire.
  • Utilise ce que tu as : un ticket, un dessin des enfants, une capture d'écran d'un bulletin météo ou le tracé de ta balade.
  • Prends en photo quelque chose de chez toi : les fleurs sur la table, la pile de livres à côté de ton lit. Elles remplissent une case et racontent quand même quelque chose de cette période.
  • Regroupe deux semaines vides en une seule double page.
  • Passe à des pages mensuelles si ça arrive souvent.

Le plus important, c'est l'état d'esprit : garde ce qui est là et ne t'inquiète pas de ce qui manque. Un album qui continue avec quelques trous a plus de valeur qu'un album parfait qui s'arrête en avril.

Combiner pocket pages et pages classiques

Ça marche très bien, et beaucoup de scrappeuses le font. Les pocket pages sont idéales pour la vie de tous les jours et les petites histoires : ce qui ne mérite pas un layout entier, mais que tu veux quand même garder. Pour un grand moment, tu fais alors un layout classique de 30,5 x 30,5 cm et tu le glisses dans une pochette à une seule grande case, au milieu de tes pocket pages.

L'inverse marche aussi. Colle une carte ou un élément de déco sur la pochette au lieu de le mettre dedans : il déborde alors sur deux cases et la page paraît moins rigide. Et si tu préfères créer avec de la peinture et de l'encre, tu peux fabriquer tes propres cartes et les glisser dans les cases.

Est-ce fait pour toi ?

Le pocket scrapbooking te convient si tu as beaucoup de photos et peu de temps, si tu aimes que les choses soient claires, ou si tu as déjà décroché parce que chaque page devenait un projet. Il te convient moins si tu adores justement découper, superposer et chercher comment construire une page. Les cases fixes ressemblent alors vite à un carcan.

Tu hésites ? Commence petit. Quelques pochettes et quelques cartes, le mois en cours, ou un seul week-end en vadrouille. Tu verras vite si le rythme te convient.

Questions sur ce sujet

C'est quoi le pocket scrapbooking ?

Avec le pocket scrapbooking, tu glisses des photos et des cartes de journaling dans des pochettes à cases fixes, au lieu de découper et coller. Le nom le plus connu de cette méthode est Project Life.

Quels formats utiliser pour le pocket scrapbooking ?

La plupart des systèmes tournent autour de cases de 10 x 15 cm et de 7,6 x 10,2 cm. Les formats d'album courants sont 30,5 x 30,5 cm, 23 x 30,5 cm et 15 x 20 cm.

Que faire quand on n'a pas de photos de la semaine pour son album pocket ?

Fais-en une semaine de texte, utilise un ticket ou un dessin, ou prends en photo quelque chose de chez toi. Tu peux aussi regrouper deux semaines vides ou passer à des pages mensuelles.

Le pocket scrapbooking est-il plus rapide que le scrapbooking classique ?

En général, oui, parce que la mise en page est déjà fixée et que tu as peu à découper et à coller. La rapidité vient de la simplicité : si tu décores chaque case, tu y passes autant de temps que pour un layout classique.

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